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Fuite du Roi à Varennes (20-21 juin 1791)
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Fuite du Roi à Varennes (20-21 juin 1791)

Métal : Cupronickel
Diamètre : 41 mm
Poids : 31 g
Tranche : cannelée
Présentation : sous capsule

La fuite manquée de la famille royale, dans la nuit du 20 au 21 juin 1791, est un épisode qui peut sembler mineur, mais il est déterminant dans le cours de la Révolution française, car il va faire naître la certitude et la légitimité d'instaurer une République en France. Le projet de fuite est envisagé dès le 5 octobre 1789, mais Louis XVI redoute alors une guerre civile. À cette date, le roi autorise son entourage et celui de Marie- Antoinette, avec en premier lieu Axel de Fersen, “l'intendant”, de lui soumettre un plan d'évasion, minutieusement préparé pour fuir le palais des Tuileries, où il se sent prisonnier, malgré la bienveillance de La Fayette.

Une tentative manquée de reprise en main de la Révolution

Le but est de rallier discrètement la place forte de Montmédy, pour y rejoindre le marquis de Bouillé, général en chef des troupes de la Meuse, Sarre et Moselle, co-organisateur du plan d'évasion. Une série de maladresses va transformer cette tentative de reprise en main de la Révolution par le roi en échec. Elle va au contraire conforter les partisans dans leur choix d'instaurer une République. Le stratagème de la fuite consiste à se faire passer pour l'équipage de la baronne de Korff, veuve du colonel russe, qui se rend à Francfort.
Louis XVI se déguise alors en valet de chambre accompagné de deux enfants, d'une femme – Marie-Antoinette –, d'un valet de chambre et de trois domestiques. Pour cela, une berline est spécialement commandée. Le projet de trajet choisi par le roi pour se rendre à Montmédy, emprunte la route de Châlons-sur-Marne. À Pont-de- Somme-Vesle les hussards de Choiseul doivent suivre l'équipage jusqu'à Sainte- Menehould où des dragons sont chargés d'escorter la berline. À la sortie de cette ville, les hussards ont pour mission debloquer durant vingt heures les éventuels poursuivants. Le souverain pourrait ainsi regagner la place forte de Montmédy où l'attend le marquis de Bouillé.

Retards et désorganisations s'enchaînent

En réalité, rien ne va se dérouler comme prévu. Certains historiens et Napoléon Bonaparte lui-même, passionné par ce sujet, en déduirent que le grand responsable de cet échec est Choiseul. Il ne respecte pas les directives de Bouillé et change le plan initial. Il autorise des officiers, en attente d'un trésor à escorter, à quitter leur poste, en raison du retard du cortège royal. Sans cette désorganisation, les hommes de La Fayette, à la poursuite du convoi, n'auraient jamais rencontré Jean-Baptiste Drouet, maître de poste de Sainte-Menehould. Ce dernier s'est souvenu avoir vu, une heure avant, une berline correspondant à la description. Il s'est souvenu qu'elle se dirigeait vers Varennes. Aussitôt, il prit l'initiative de rebrousser chemin afin de stopper le convoi, avec l'aide des autorités locales chargées de contrôler les passeports des passagers. Bloqué une partie de la nuit, le roi refusa que la force fut employée, en effet, les hussards et la population étaient prêts à couvrir le départ de Louis XVI, qui attendait en vain les renforts de Bouillé. Cette désorganisation permit à l'aide de camp de La Fayette, Romeuf, d'arriver à temps, muni d'un décret de l'Assemblée ordonnant l'arrestation de la famille royale. La célèbre fuite s'arrête là, c'est ensuite le retour pour Paris. Lorsque la voiture royale arrive aux tuileries, la fureur de la foule éclate. Marie-Antoinette manque de peu d'être écharpée. Le duc d'Aiguillon et Louis-Marie de Noailles la sauvèrent de justesse. Cette tentative manquée va changer le cours de la Révolution française. La confiance entre le souverain et son peuple est définitivement rompue. Le ralliement de Louis XVI à la Constitution et son serment de fidélité le 14 septembre ont peu de poids face au sentiment de trahison qui s'installe. Il va s'en suivre tous les événements tragiques : la décapitation du roi, celle de Marie-Antoinette, le régime de la Terreur, etc., qui vont marquer la suite de la Révolution française.

1789 : 5 octobre un projet d'évasion est envisagé.
1791 : 20 - 21 juin, fuite du roi vers Varennes. 25 juin, retour de la famille royale.
1792 : 21 septembre, Louis XVI est déchu avec la proclamation de la République.

Le saviez-vous ?
Au cours de son périple, la berline royale s'arrêta devant le relais de Sainte-Menehould. Selon une légende, le maître de poste, Jean- Baptiste Drouet, qui a séjourné à Versailles, compare le visage de ce curieux valet de chambre à l'allure de bourgeois – Louis XVI déguisé – et le compare à l'effigie royale d'un écu. Il le reconnaît et se lancera plus tard à sa poursuite. Ce personnage, presque inconnu, a été déterminant dans le déroulement de cette page majeure de la Révolution française, qui a changé le cours de l'histoire.

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