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La Conférence de Yalta

Métalmétaux communs
Diamètre: 41 mm
Poids: 31 g
Tranche : cannelée
Présentation : sous caspule

Début 1945, la défaite de l'Allemagne ne fait plus aucun doute, les troupes soviétiques sont victorieuses sur tous les fronts qu'elles occupent.

Le 4 février, débute la troisième conférence au sommet entre Russes, Américains et Britanniques. Elle se déroule au Palais de Liviada, l'ancienne résidence d'été de Nicolas II à Yalta. Face à Roosevelt, très déclinant, et à un Premier ministre britannique de plus en plus conscient que l'Angleterre est distancée, Staline apparaît comme un hôte sûr de lui et presque triomphant. Les entretiens au sommet réunissent militaires, diplomates et experts, et mènent au renforcement de la « grande alliance ».

Concernant l'Organisation des Nations Unies, Staline s'est rallié au projet de l'Américain Edward Stettinius : il s'est contenté de réclamer trois sièges (au lieu de 16) pour l'URSS, pour l'Ukraine et aussi pour la Biélorussie. Churchill et Eden, le ministre britannique des Affaires Etrangères, arrivent à faire reconnaître à la France une place de puissance invitante à la conférence de San Francisco qui doit instituer l'organisation internationale.

Sur la question de l'Allemagne, l'accord est total : il s'agit de la punir en la démembrant en plusieurs zones d'occupation. Le nombre reste à fixer tout comme le montant des réparations exigées par les soviétiques qui ne réclament pas moins de 20 milliards de dollars. Staline refuse par 6 fois d'admettre la France dans la commission de contrôle ; à la 7e demande formulée par Eden, il cède et accepte que la France reçoive une zone d'occupation. L'Allemagne sera donc divisée en quatre, occupée et administrée par les Alliés.

Staline s'intéresse surtout à la question de la Pologne et, sur ce point, il obtient tout ou presque. En effet, sous peine de rupture entre les Alliés, les positions acquises par l'URSS sont reconnues. Celle-ci conserve donc les pays Baltes et l'est de la Pologne, annexés en 1940 ; en compensation, la Pologne s'agrandira à l'ouest au détriment de l'Allemagne jusqu'à la ligne Oder-Neisse. Les Soviétiques s'engagent à organiser des élections libres qui déboucheront sur un gouvernement provisoire…

Enfin, moyennant l'engagement d'entrer en guerre contre le Japon deux ou trois mois après la défaite de l'Allemagne, l'URSS obtient les avantages et les gains territoriaux qui l'ouvrent plus encore sur le Pacifique (îles Sakhaline et Kourile).

Le général de Gaulle conçut un vif dépit de n'avoir pas vu admettre la France à cette conférence qui marqua l'apogée de la « grande alliance ». Déjà les suspicions et les réticences s'installaient, chacun songeaient à ses intérêts propres et préparait la paix en fortifiant ses positions. Yalta fut ainsi l'amorce de la guerre froide.

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Référence 7505636

Date de mise à jour : 11/01/2017
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