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Bataille d'Artois

Métal : Bronze massif, argenté
Diamètre : 68 mm
Poids : 180 g
Présentation : sous boite
Atelier de gravure : Monnaie de Paris

La victoire escomptée par les états-majors n'était pas au rendez-vous à l'issue de la campagne de 1914, et la guerre de position avait succédé à la guerre de mouvement. Le conflit se résumait maintenant à une gigantesque guerre de siège. L'armée française avait été équipée et entraînée pour une guerre de mouvement, et l'on s'était refusé à se doter d'un matériel trop lourd. Le canon de 75 devait suffire à assurer les appuis d'artillerie. Les Allemands disposaient d'une réelle supériorité en artillerie,
et se trouvaient donc en position nettement avantageuse.

Le général Joffre est décidé à ouvrir une brèche dans le front ennemi pour contraindre celui-ci à la retraite. L'attaque doit être lancée aux deux extrémités de la ligne de front : en Champagne et en Artois. Plusieurs batailles seront livrées, qui coûteront cher en vies humaines pour des résultats stratégiques quasi nuls.

Dès le mois de décembre 1914, la Xe armée du général de Maud'hui a échoué dans ses tentatives de rupture des positions de la VIe armée allemande. Nommé commandant du Groupe d'armées du Nord, Foch reçoit l'ordre de préparer pour le printemps une nouvelle offensive. La Xe armée - où le général d'Urbal a succédé au général de Maud'hui parti prendre le commandement de l'armée des Vosges - doit enlever les crêtes de Vimy et Notre-Dame-de-Lorette pour déboucher dans la plaine flamande. Réaliste, le général Fayolle, commandant de la 70e division, écrit dans ses "carnets" personnels publiés un demi-siècle plus tard : "Il y aura 10 000 hommes par terre pour gagner 1 km..."

L'attaque prévue va être retardée par le déclenchement, le 22 avril, de l'offensive allemande dans le secteur d'Ypres. L'utilisation des gaz sème un moment la panique, mais Foch réagit avec la plus grande énergie. Ce n'est que le 9 mai que le général d'Urbal, appuyé par la Ière armée anglaise de Douglas Haig (qui attaque en direction de La Bassée), lance à l'assaut sa Xe armée. Il engage six corps contre les trois que compte la VIe armée allemande. Après une formidable préparation d'artillerie, les vagues d'assaut françaises jaillissent des tranchées. Sur la gauche et sur la droite, aucun succès significatif n'est remporté mais, au centre, le XXXIIIe corps du général Pétain enfonce littéralement le front allemand.  La division du général Fayolle et la division marocaine du général Blondat enlèvent en quelques heures tous les objectifs qui leur ont été fixés. La "percée" est obtenue, mais on tarde trop à engager les réserves en vue de l'exploitation et, face aux contre-attaques allemandes, il faut se replier. L'occasion d'une victoire décisive a été manquée. La bataille se rallume du 16 au 23 juin, mais l'artillerie allemande cloue le plus souvent les fantassins français sur leurs positions de départ. Onze cents mètres ont été gagnés depuis le 9 mai et, pour ce gain dérisoire, le seul XXXIe corps du général Maistre a perdu 18 000 hommes, tués ou blessés. Les crêtes de Vimy restent allemandes.

Pourtant, à la conférence réunie
au G.Q.G. de Chantilly en juillet, Joffre réaffirme sa volonté d'offensive, estimant que "l'on tue plus d'hommes à l'ennemi qu'il ne nous en tue" et que ce grignotage finira par porter ses fruits. Une opération est déclenchée en Artois le 26 septembre. On se bat toujours pour les crêtes de Vimy. Les cotes 140 et 119, la crête de La Folie restent aux mains des Allemands mais les assaillants prennent l'ensemble fortifié du "Labyrinthe".

Avec 16 divisions, l'ennemi, installé en défensive, a contenu l'assaut de 37 divisions franco-anglaises, en leur infligeant de lourdes pertes.

1915 restera "l'année sanglante", dont l'armée sort terriblement éprouvée.


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Référence 7345562

Date de mise à jour : 05/04/2016
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