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Louis XV (1710-1774)

Métal : Cupronickel
Diamètre : 41 mm
Poids : 31g
Tranche : cannelée
Présentation : sous capsule

Sur son lit de mort, Louis XIV avait béni l'enfant de cinq ans, seul survivant de sa lignée légitime : “Vous allez être le roi d'un grand royaume. N'oubliez jamais les obligations que vous avez à Dieu. J'ai trop aimé la guerre, ne m'imitez pas en cela, non plus que dans les grandes dépenses que j'ai faites. Soulagez vos peuples le plus tôt possible.” Ces excellents conseils s'adressaient autant à ceux qui allaient exercer le pouvoir pendant la minorité du jeune roi qu'à Louis XV lui-même.

Louis XV est l'arrière-petit-fils de Louis XIV, ni son grand-père, ni son père – le Duc de Bourgogne – n'ayant eu l'occasion de régner. Lui-même n'a que cinq ans lorsque meurt Louis XIV en 1715. Le Duc d'Orléans, neveu de Louis XIV, assure le pouvoir jusqu'à la majorité du jeune souverain, période historique de “La Régence”. Louis XV, orphelin, est élevé par sa gouvernante Madame de Ventadour, et reçoit un enseignement solide du Cardinal Fleury, qui restera le conseiller du roi jusqu'à sa mort en 1743. Louis XV est marié à quinze ans, à la fille du roi détrôné de Pologne, Marie Leczinska. Elle a été préférée à l'infante d'Espagne qui, trop jeune, n'aurait pu donner rapidement l'héritier que le trône de France attendait pour ne pas passer, en cas de vacance, au Duc d'Orléans, fils du Régent. Ce mariage polonais apportera néanmoins à la France, la Lorraine.
Après les fastes de son prédécesseur, ce jeune roi, au port élégant, est accueilli avec enthousiasme. La France est alors à l'apogée de son rayonnement. Pourtant, cette facilité qui a entouré le début de son règne, probablement l'a desservi. Peu enclin à décider et à gouverner par lui-même, il est entouré de conseillers, qui constituent ce que l'on a appelé “le secret du roi”, et qui président aux destinées de la France, la conduisant dans des guerres qui lui vaudront plus de pertes que de victoires. La Guerre de Succession de Pologne, puis celle d'Autriche, mettront à mal les finances de l'État, et aussi la popularité du roi. Le “coup de grâce” sera donné par la Guerre de Sept Ans (1756-1763), qui éclate à la suite du renversement des alliances imaginé par le Cardinal de Bernis. La France s'allie à l'Autriche ; cette alliance d'ailleurs sera consacrée par le mariage du Dauphin – le futur Louis XVI – avec l'Archiduchesse Marie- Antoinette d'Autriche. Au terme de cette guerre, la France se trouvera amputée de ses possessions coloniales en Amérique du Nord, et de quelques comptoirs aux Indes. Outre ces expéditions peu glorieuses, l'expérience du financier Law, sous la Régence, avait déjà bien mis à mal le Trésor. Celui ci avait introduit le papier-monnaie et créé une banque royale de crédit. Le but étant de faire circuler l'argent plus vite pour dynamiser l'économie du pays et de ses colonies. Le système s'écroula pourtant, victime des spéculateurs (les frères Pâris). C'est au Cardinal Fleury qu'incomba la tâche d'assainir les finances. Law était un de ces conseillers que la Marquise de Pompadour – la plus connue, avec la Comtesse du Barry, des maîtresses de Louis XV – faisait, puis défaisait. Il y eut aussi l'Abbé de Bernis, à qui “La Pompadour” fit accorder la charge des affaires étrangères, puis celle d'Ambassadeur à Venise, avant de le faire renvoyer, coiffé du chapeau de cardinal, à Albi.
Néanmoins, la France de cette époque est au sommet de sa gloire. C'est le “siècle des Lumières”, celui des philosophes, des Encyclopédistes et des grands esprits, tels Montesquieu, Voltaire, Diderot, Rousseau. Le français est alors la langue universelle de l'Europe. L'architecture, comme le mobilier, sont empreints de grâce et de prestige. Le Roi s'intéresse beaucoup à la nouveauté, sous toutes ses formes et aux découvertes de terres lointaines.
Le règne de Louis XV, commencé dans l'allégresse, finira sombrement. Tombé malade à Metz, en août 1744, il fut l'objet d'un immense mouvement de sympathie populaire. On fit pour sa guérison des prières publiques, et il reçut le surnom de “Bien- Aimé”. “Qu'ai-je fait, s'exclamera-t-il, pour être aimé ainsi ?” Mais il ne survécut pas à la petite vérole, diagnostiquée tardivement. La dépouille de Louis XV fut conduite de nuit à Saint-Denis, au grand trot des chevaux d'une voiture de chasse, le 11 mai 1774.

1710 : Naissance de Louis XV
1743 : Louis XV gouverne personnellement
1745 : Victoire de Fontenoy, dans la guerre de Succession d'Autriche 1774 : Mort du roi le 10 mai à Versailles

Le saviez-vous ?
Louis XV était aussi passionné de sciences, s'intéressait à la physique, à l'astronomie, à la médecine, à la géographie. C'est lui qui fit créer les chaires de physique et de mécanique au Collège de France, qui fonda la célèbre École des mines et le corps des ingénieurs des Ponts et Chaussées, l'Académie de marine de Brest, l'École militaire de Paris et chargea Cassini de dresser la carte du royaume.

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