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Adieux de Louis XVI

Métal : Cupronickel
Diamètre : 41 mm
Poids : 31 g
Tranche : cannelée
Présentation : sous capsule

A près le vote de la mort du roi, le 17 janvier 1793, Garat, le ministre de la Justice, vient en informer Louis XVI, le 20 janvier. Il est alors accordé au roi de revoir sa famille. Il est conduit dans une salle à manger du Temple. “ Pendant près d’une demi-heure, on n’articula pas une parole ; ce n’étaient ni des larmes, ni des sanglots, mais des cris assez perçants pour être entendus hors de l’enceinte de la tour ” rapporte l’abbé Edgeworth, confesseur du roi. “ Enfin les larmes cessèrent, parce qu’on n’eut plus la force d’en répandre ; on se parla à voix basse et assez tranquillement. ”

Lorsque la Convention ouvre le procès de Louis XVI, le 13 novembre 1792, elle n’est pas disposée, dans sa majorité, à la mort du roi. Certains révolutionnaires évoquent la close d’inviolabilité du monarque, inscrite dans la Constitution. Mais, lors des interventions successives, un jeune homme inconnu gagne la tribune et prononce un discours d’une implacable froideur. C’est le député Saint-Just. Il affirme : « qu’il faut juger le souverain en ennemi et que la Convention a moins à le juger qu’à le combattre. Le roi a rompu le contrat qui l’unissait à la Nation, il ne relève donc plus de la loi civile, mais du droit des gens. Louis XVI n’est qu’un traître, qui doit être jugé comme un rebelle… ”

La mise en jugement du roi

Le 20 novembre, coup de théâtre. Un serrurier, qui a formé Louis XVI à la serrurerie, révèle à l’Assemblée qu’il a aidé le souverain à aménager une porte de fer dans un mur des Tuileries. Une fois ouverte, “ l’armoire de fer ” livre des documents prouvant les relations du roi avec Mirabeau et d’autres souverains étrangers. Son procès ne peut être désormais différé ! Le 2 décembre, la Commune de Paris vient présenter à l’Assemblée une pétition demandant la mise en jugement du roi.

Louis XVI à la barre

Le 11 décembre 1792, Louis XVI comparaît à la barre de l’Assemblée. Il fait preuve de maladresse, n’arrivant pas à convaincre son auditoire. Les défenseurs du roi mettent d’abord en cause la légitimité du tribunal, constitué par les députés, juges et parties. Puis la droite de l’Assemblée demande de “ ne pas juger Louis XVI, mais de se prononcer sur son sort par mesure de sûreté générale. ” Le 4 janvier 1793, une motion en faveur d’un appel au peuple est rejetée. Le 15 janvier a lieu le premier vote sur le sort du roi : à l’unanimité, 707 voix contre 0. Louis XVI est déclaré coupable de conspiration contre la liberté publique. Le lendemain, la Convention vote sur la peine à infliger au monarque. La majorité simple l’emporte. Pendant 24 h, le vote des députés se poursuit, devant un public déchaîné. Le 17 janvier, à 21 heures, on annonce le résultat : il y a 387 suffrages pour la mort et 334 pour la détention ou la mort avec condition. Le lendemain, après rectification des votes, on s’aperçoit que la mort de Louis XVI a été décidée par une voix de majorité : 361 contre 360. L’exécution du roi est fixée au 21 janvier 1793. Louis XVI accepte la sentence avec dignité. À 5 h du matin après avoir assisté à la messe, il monte en voiture. À 10 h 10, le cortège arrive place de la Révolution – future place de la Concorde – couverte de troupes. Le roi tente de parler à la foule, mais un roulement de tambour couvre sa voix. Le couperet tombe ! La dépouille du roi est déposée au cimetière de la Madeleine avant d’être transférée, en 1815, à la Basilique de Saint-Denis, aux côtés de Marie-Antoinette et des autres rois de France

1792 : 11 décembre comparution du roi à la barre.
1793 : 17 janvier la mort du roi est votée.
1793 : 20 janvier les adieux du roi au Temple.
1793 : 21 janvier exécution du roi.

Le saviez-vous ?
Sanson, qui était le bourreau de Paris depuis 1778, fit paraître, le 18 février 1793, dans le “ Thermomètre du jour “, une lettre dans laquelle il décrivait les derniers moments de Louis XVI. “ […] Il monta l’échafaud et voulut foncer sur le devant comme voulant parler… Il se laissa alors conduire à l’endroit où on l’attachait et où il s’écria très haut : “ Peuple, je meurs innocent ! “ Ensuite, se tournant vers nous, il dit : “ Messieurs, je suis innocent de tout ce dont on m’inculpe. Je souhaite que mon sang puisse cimenter le bonheur des Français. ”

 

 

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