Trésor du patrimoine utilise des cookies afin de vous offrir le meilleur service (en savoir plus). En continuant votre navigation sur ce site vous déclarez accepter leur utilisation.
J'accepte [ X ]
Envoyer, partager :  
Imprimer :
Envoyer à un ami :
 

Abolition de l'esclavage (4 février 1794)

Métal : Cupronickel
Diamètre : 41 mm
Poids : 31 g
Tranche : cannelée
Présentation : sous capsule

L'interdiction légale de l'esclavage, étendue à toutes les catégories de population, reste rare jusqu'à une époque pas si lointaine. À la fin du XVIIIe siècle et au XIXe siècle, un mouvement historique d'ampleur internationale, consécutif de la montée de l'abolitionnisme, a conduit à l'abolition de l'esclavage au sein des États américains et des sociétés colonisées par l'expansion européenne. Au XIXe siècle, l'interdiction de l'esclavage s'est progressivement généralisée à l'ensemble des États du monde.
Dans le royaume de France, l'idée germait depuis longtemps, puisqu'une ordonnance de Louis X le Hutin, datée de 1315, proclame que : “Le sol de France affranchit quiconque y pose le pied.” Dès le milieu du XVIIIe, l'esclavage est un sujet souvent évoqué dans les écrits des grands philosophes des Lumières, tels Montesquieu, Voltaire, Rousseau, etc. Dans les années 1760, émerge chez les économistes libéraux français une condamnation économique de l'esclavage. Il est considéré moins productif que le travail de citoyens libres. L'esclavagisme apparaît pour ces spécialistes comme un frein au développement du marché intérieur. Ces arguments trouvent en France un relais influent en la personne du comte de Mirabeau, permettant de rallier une partie des milieux d'affaires.

Les premières sociétés anti-esclavagistes

À la fin des années 1780, des sociétés antiesclavagistes sont fondées simultanément aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en France. Leur travail permet de diffuser à une large échelle les informations concernant les conditions de vie des esclaves. Cette alerte est entendue, en atteste le succès des pétitions des années 1788-1789, demandant un débat parlementaire sur l'esclavage en Angleterre et la revendication de l'abolition de l'esclavage dans les colonies, demandée dans une cinquantaine de cahiers de doléances français en 1789.

L'abolition révolutionnaire

En France, l'article “traite des nègres” de l'Encyclopédie rédigée en 1766 par Louis de Jaucourt condamne l'esclavage et le définit ainsi : “Cet achat de nègres, pour les réduire en esclavage, est un négoce qui viole la religion, la morale, les lois naturelles, et tous les droits de la nature humaine”. En 1788, la Société des amis des Noirs est créée. Malgré les efforts de ses membres éminents tel l'abbé Grégoire, elle ne put obtenir l'abolition de l'esclavage auprès de l'Assemblée constituante. Il faut attendre le 4 avril 1792, pour que l'Assemblée nationale décide d'accorder la pleine citoyenneté à tous les “libres de couleurs”.
Le 16 pluviôse an II (4 février 1794), la Convention abolit l'esclavage en entérinant la décision du commissaire civil à Saint-Domingue, prise le 12 fructidor an I (29 août 1793). Ce décret de Pluviôse, voté dans l'enthousiasme, généralise cette décision par ces mots : “La Convention déclare l'esclavage des nègres aboli dans toutes les colonies ;en conséquence, elle décrète que tous les hommes, sans distinction de couleur, domiciliés dans les colonies, sont citoyens français et jouiront de tous les droits assurés par la Constitution”. Cette abolition douée d'humanisme, héritée des philosophes des “Lumières”, avait aussi comme vocation de rallier les esclaves révoltés de Saint-Domingue face à la menace royaliste et à l'invasion anglaise.

1789 : L'abolition de l'esclavage figure sur les cahiers de doléances 1793 : Projet d'abolition par le commissaire civil à Saint-Domingue 1794 : La Convention abolit l'esclavage.

Le saviez-vous ?
Le XVIIIe siècle connaît une recrudescence de révoltes d'esclaves, dont le nom des meneurs connut à l'époque une renommée importante dans toute l'Europe. Makandal est le chef des insurgés de Saint-Domingue, en 1748. Orookono, leader des marrons de Surinam et Moses Bom Saamp en Jamaïque perpétuent la légende de Spartacus, cet esclave, à l'époque de l'Empire romain, qui devient gladiateur et lève une armée contre ses maîtres.

LIVRAISON OFFERTE(1)
DÈS 149€ D’ACHATS
LIVRAISON
SÉCURITÉ
PAIEMENT
SÉCURISÉ
PAIEMENT EN
4X SANS FRAIS
SATISFAIT
OU REMBOURSÉ
7 JOURS SUR 7
DE 8H À 20H