Hommage soldat inconnu - Bronze argenté
Métal : Bronze massif, argenté
Diamètre : 68 mm
Poids : 180 g
Présentation : sous boite
Atelier de gravure : Monnaie de Paris
Le soldat inconnu, c'est un, sur les 1.300.000 soldats français morts au cours de la Première Guerre mondiale. Les cimetières militaires, avec leurs alignements à perte de vue de croix blanches, qui émaillent la campagne lorraine, donnent une idée de l'ampleur du désastre humain que fut ce conflit. La société inévitablement en sortait meurtrie non seulement dans sa démographie, mais encore les mentalités ne pouvaient qu'être profondément et durablement marquées : les "années folles" traduiront cette soif de vivre.
Mais peut-on oublier, quand c'est 1 Français sur 30 qui manque à l'appel. Des jeunes hommes pour la plupart : des pères, des maris, des frères ... Les campagnes se sont vidées de leur main-d'oeuvre ; les femmes ont fait leur entrée dans les usines ... La société a définitivement changé de visage.
Dès la fin de 1916, l'idée avait été lancée de choisir le corps d'un soldat français tué au combat et non identifié, pour recevoir l'hommage dû à toutes les victimes des deux premières années de la guerre. Mais les premières commémorations qui eurent lieu voulaient surtout savourer la victoire de 1918.
C'est en 1919 que la Chambre des députés décide que le corps d'un "soldat inconnu" sera inhumé au Panthéon. C'est à la suite d'une campagne de presse qu'on optera finalement pour l'Arc de triomphe en 1920.
Le 8 novembre 1920, le ministre André Maginot ordonne que soient exhumés dans des endroits tenus secrets les corps de 9 soldats français qui n'ont pas pu être identifiés. Ces corps sont transférés à Verdun, où un survivant de la guerre désignera celui des cercueils qui sera transféré par le train à Paris. Il dépose un bouquet de fleurs cueillies symboliquement à Verdun même. Les autres cercueils sont mis en terre dans un cimetière proche.
Le 11 novembre 1920, après une cérémonie au Panthéon, le cercueil est déposé à l'Arc de triomphe, en présence des maréchaux Foch, Joffre et Pétain, d'André Maginot et du Premier ministre britannique Lloyd George. Une veuve de guerre dépose un bouquet de fleurs. Sur une pierre grise ont été gravés ces simples mots : "Ici repose un soldat français mort pour la patrie. 1914-1918".
Le dispositif de la flamme sera mis en place un an plus tard. Depuis, la Flamme du souvenir est ranimée chaque jour à 18 heures 30 par des sociétés d'anciens combattants.








